ROI du cloud

ROI du cloud : combler le fossé dans les services financiers

Stratégie   |   Misha Lau   |   29 janvier 2026 TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTES
TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTES

Trois ans. 80 millions de dollars. Une migration complète vers AWS.

Et votre équipe chargée du risque de crédit exporte toujours des données vers Excel pour établir des rapports d'exposition.

L'association d'une infrastructure moderne à des workflows hérités illustre le paradoxe de la transformation cloud dans les services financiers. Les banques, les assureurs et les gestionnaires d'actifs ont transféré d'énormes volumes de données vers des plateformes de données cloud. Ce qu'ils n'ont pas fait, c'est rendre ces données utilisables par les personnes qui en ont le plus besoin.

Aujourd'hui, les services financiers sont confrontés à un écart de ROI croissant, qui ne peut plus être ignoré.

Là où la valeur du cloud s'effrite

Les institutions financières ont investi des milliards dans des plateformes cloud afin de réduire les coûts, d'améliorer la scalabilité et d'accélérer l'analytique. La technologie fonctionne et les données sont disponibles. Mais les résultats restent en deçà des attentes.

Un constat embarrassant s'impose aujourd'hui à de nombreux dirigeants : le fait de centraliser les données dans le cloud ne suffit pas à les rendre utilisables. Les métiers dépendent toujours de l'IT pour l'accès. Les décisions stratégiques dépendent encore de feuilles de calcul et de processus manuels. Dans les environnements réglementés, des informations exploitables tardives se traduisent directement par un risque opérationnel accru et une réponse réglementaire plus lente.

La transformation cloud n'a pas échoué. Elle n'est simplement pas allée jusqu'à produire un impact significatif sur l'activité de l'entreprise.

L'écueil post-migration

La plupart des stratégies cloud se concentrent sur la mise en place de la plateforme. La sélection des fournisseurs, la migration des charges de travail et la modernisation de l'infrastructure dominent les feuilles de route.

Une fois que les données sont dans le cloud, d'autres questions émergent :

  • Qui peut accéder aux données et avec quels contrôles ?
  • À quelle vitesse les insights peuvent-ils être produits et opérationnalisés ?
  • Comment la logique métier est-elle partagée, régie et réutilisée ?
  • Comment étendre l'analytique sans mettre les équipes d'ingénierie sous pression ?

En l'absence de réponses claires, les plateformes cloud deviennent puissantes, mais sous-utilisées. De grandes quantités de données d'entreprise restent inexploitées. Des solutions alternatives manuelles subsistent. La prise de décision ralentit au lieu d'accélérer.

C'est ainsi que les feuilles de calcul continuent de faire office de système d'enregistrement, même lorsqu'il existe des données dans le cloud.

Pourquoi la transformation cloud peine à avancer dans les services financiers

Lorsque les programmes cloud s'enlisent, c'est rarement à cause de l'infrastructure. C'est plutôt à cause de ce qui se passe après la migration. Trois constats reviennent systématiquement dans les services financiers :

Les environnements hérités et cloud doivent coexister

Les données critiques demeurent dans les systèmes bancaires centraux, les plateformes de risque et les ordinateurs centraux. Les outils cloud-natifs les côtoient, créant une complexité hybride difficile à intégrer et à gérer.

L'analytique est fragmentée

Différentes équipes mettent en place leur propre logique, leurs propres métriques et leurs propres rapports. Il en résulte une duplication des efforts, des résultats incohérents et une confiance limitée dans les données.

Les contraintes de compétences produisent des goulets d'étranglement

L'expertise en ingénierie cloud se fait rare. Les équipes IT ne peuvent pas répondre à toutes les demandes en aval. De leur côté, la plupart des utilisateurs métier n'ont pas les compétences techniques nécessaires pour travailler directement avec les données cloud.

Tous ces facteurs combinés freinent la transformation cloud, non pas au niveau de la couche technologique, mais là où la valeur métier devrait être créée.

La couche manquante entre le cloud et les métiers

Les programmes cloud qui stagnent ont tous ce point commun : l'absence d'une approche encadrée pour travailler avec les données une fois qu'elles sont dans le cloud.

C'est là qu'une couche d'accès métier devient essentielle.

Celle-ci se situe entre les plateformes de données cloud et les utilisateurs métier, mais elle ne remplace pas le cloud : elle le rend utilisable.

À la base, cette couche garantit :

  • Des périmètres de responsabilité clairement définis entre l'IT et les métiers
  • Une préparation des données pilotée par les métiers, plus près de là où elles sont utilisées
  • Une gouvernance intégrée qui favorise la transparence, l'auditabilité et le contrôle

Plutôt que de faire transiter chaque demande par les équipes d'ingénierie, les experts métier peuvent travailler dans les limites fixées par des garde-fous définis. La gouvernance est assurée via des workflows plutôt que par des contrôles a posteriori. L'analytique s'étend sans compromettre la cohérence ou la confiance réglementaire.

Qu'est-ce qui change en 2026 ?

La pression réglementaire et la discipline en matière de coûts se heurtent aux initiatives d'IA.

Pour la première fois, les obligations réglementaires, les attentes en matière de retour sur investissement du cloud et les ambitions relatives à l'IA reposent toutes sur les mêmes bases : des données sous gouvernance et accessibles, que les métiers peuvent exploiter directement.

Les régulateurs attendent des réponses plus rapides, une traçabilité plus claire et des calculs justifiables. Les conseils d'administration veulent que les investissements cloud démontrent un ROI mesurable. Les équipes de data science ont besoin de données bien nettoyées et fiables pour créer et déployer des modèles. Tous recherchent la rapidité et se heurtent à la même contrainte.

Les personnes qui ont besoin des données ne peuvent pas y accéder facilement. Les équipes qui peuvent y accéder ne passent pas à l'échelle.

Cette seule faille opérationnelle est aujourd'hui au centre de plusieurs priorités stratégiques. Les années précédentes, les institutions pouvaient relever ces défis l'un après l'autre. En 2026, ils arrivent en même temps et nécessitent les mêmes ressources.

Les organismes qui réussissent l'opérationnalisation des données répondent simultanément aux exigences réglementaires, financières et d'IA. Ceux qui n'y parviennent pas continueront de voir chacune de leurs initiatives ralentie par la même limite sous-jacente.

Transformer l'investissement cloud en impact métier

Les plateformes de données cloud n'ont jamais été conçues pour être l'étape finale de la modernisation. Elles constituent juste la base.

Ce qui détermine le succès, c'est ce qui vient ensuite : une couche d'accès métier qui connecte les données aux décisions, aligne la technologie sur la réalité de l'activité et ancre la gouvernance directement dans la routine de travail.

Les plateformes telles qu'Alteryx One sont conçues pour jouer ce rôle en fournissant une couche encadrée et conviviale au-dessus des plateformes de données cloud. Cette approche permet aux institutions financières d'opérationnaliser l'analytique, d'accélérer les insights et de monter en puissance en toute confiance.

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